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Indonésie
Dans la nature

Île de Bali

La guerre de Bali a commencé bien avant notre arrivée sur l’île. Sur Internet, le débat fait rage. Il y a les pro-Bali et les anti-Bali. Parfois, un anti-Bali est un ancien pro-Bali qui est donc un néo—anti-Bali, parce que, vous comprenez, Bali n’est plus Bali. Dans les guides, c’est pareil, avec un point d’interrogation : Bali est-elle finie ? Bali est-elle encore Bali ? Où est le vrai Bali ? Bali est morte, vive Bali !
Mais pourquoi ces débats ? Bali, île des dieux, est devenue en quelques années le symbole de l’ultra-tourisme. Elle accueille donc de nombreux routards, mais aussi les cagoles du sud de la France. L’île s’est adaptée, tant bien que mal, elle s’adapte encore. On peut y avoir l’impression d’un chantier permanent. A Bali, il y a partout des guesthouses ou des hôtels en constructions. La campagne disparaît petit à petit, et pour trouver les fameuses rizières, il faut aller de plus en plus loin, de plus en plus au Nord.
A Bali, on n’a pas trouvé cette île à l’aura supérieure, la fameuse âme balinaise, qui n’existe plus ou n’a jamais existé que dans la mythologie du voyageur. Peut-être l’avons-nous capté par bribes, dans le cérémoniel des offrandes, à Jatiluwih, à Sidemen, où nous avons nos meilleurs souvenirs.
Bali voudrait garder un peu de sa délicatesse dans ce monde de brutes… Pas sûr qu’elle y parvienne.
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