Le grand départ

Voyage en Islande du 1er au 12 Août 2011

Tout part d’un choc thermique. Transportée par les saillies étranges de la voix de Björk entre hits enneigés et cratères aux rythmes bouillonnants, je rêvais de terres extraterrestres entre le feu et la glace. Depuis longtemps, clips et documentaires écarquillaient mes yeux et le peuple invisible prenait ma main pour m’attirer vers ses contrées fantastiques et sismiques, vers mille histoires sans queue ni tête. Nous étions deux elfes à la recherche de ces espaces démesurés où nous retrouver. Ça avait même été notre première idée de grand voyage. Après avoir d’abord rencontré la Pachamama dans les Andes, nous avions soif d’une nouvelle communion, seuls au monde dans un paradis perdu, pour errer en compagnie des feux follets au cœur de paysages dépassant tout entendement. L’évidence fît souffler le vent de nos semelles vers l’Islande, écorchée entre terre et ciel, déchirée entre Europe et Amérique, isolée dans l’océan.

Emotional landscapes… you push me up to this state of emergency, how beautiful to be !

Un pèlerinage doit avoir ses difficultés. L’Islande se parcourt le plus souvent en voiture, et nous étions contraints de suivre la fameuse Route 1 en bus. Deuxième complication de l’étape : nous voulions du désert et de la solitude, nous ne fûmes pas déçus, puisque les hébergements sont peu nombreux et vite plein. Nous marcherions sur la lande des glaces avec nos sacs et notre matériel de camping sur le dos. Pas toujours des vacances, mais un voyage parfois jusqu’au bout de nous-même, pour une ivresse qui se déguste on the rocks.
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