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Mexique
Dans la nature

Yaxchilan

L’accès à Yaxchilan est déjà tout un voyage. C’est même ce qui confère à cette cité perdue dans la jungle un petit goût d’aventure. Au départ de Frontera Corrozal, on descend sur une lancha le Rio Usumacinta, large serpent aquatique qui sépare les terres mexicaines et guatémaltèques, au cœur d’une forêt toujours plus dense. C’est le repaire des singes hurleurs. Leur cri long et rauque accueille le voyageur dès qu’il pose pied à terre au débarcadère de Yaxchilan.

Il semble alors que la forêt respire.

La cité Maya est encore à 10 petites minutes de marche sous la canopée. Le premier temple, lien vers l’inframonde, apparaît derrière une butte, comme dans un épisode d’Indiana Jones. Après avoir traversé son labyrinthe souterrain, on ressort sur la Gran Plaza, immense clairière autour de laquelle sont disséminés les principaux édifices. On découvre dans un temple au fond à droite de superbes voutes sculptées et on monte l’escalier effondré jusqu’au sommet de la colline où siège la grande acropole.
En dehors des principaux circuits touristiques, Yaxchilan n’a pas connu le luxe des grandes restaurations et pour cette raison s’inscrit en harmonie dans son écrin naturel. Pour aller d’un point à l’autre du site, des sentiers parcourent la forêt tropicale. On peut ainsi rejoindre la Petite Acropole par un sentier qui part derrière le temple au sommet de la colline. Faute de temps, nous n’avons pas pu faire le tour complet, mais ce dédale de chemins entre temples et jungle forme l’attrait essentiel de la cité, son originalité.
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